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Alfred Chabaud - (1899-1944)

Résistant, déporté à Buchenwald

Alfred Chabaud naît le 12 novembre 1899 à Antibes.

Diplômé d’études supérieures d’histoire et de géographie, il devient professeur.

Il obtient un poste à l’Ecole nationale des Arts et Métiers de Châlons en 1937.

Cette même année, il est lauréat de l’Académie des Sciences morales et politiques.

Au début de la guerre, il dénonce avec vigueur la signature de l’armistice et s’insurge contre les lois antijuives.

Il est révoqué de l’enseignement par le gouvernement de Vichy.

Il retrouve un poste de responsable du service des actes administratifs à la préfecture de la Marne.

Recommandé aux services de renseignements britanniques, Alfred Chabaud travaille pour eux dès janvier 1941 et va devenir un agent clé du réseau Brutus nord dans la région.

Le 7 janvier 1944, il est arrêté par la Gestapo à la préfecture rue Carnot.

Sa vie bascule alors dans l’horreur de l’extrême violence des nazis à laquelle il fait face avec courage et détermination.

Il arrive le 31 janvier 1944 à Buchenwald et est transféré le 13 mars à Dora, où les nazis font fabriquer les V1 et les V2. Il est alors affecté au Kommando d’Ellrich où il meurt d’épuisement le 30 juillet 1944 dans le tunnel de l’enfer.

Nommé Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, il reçoit également la Croix de guerre 1939-1945 avec palme ainsi que la Médaille de la Résistance.

Le 18 juin 2003, le grand amphithéâtre de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers a été baptisé du nom d’Alfred Chabaud.

 

Louis-Robert ANTRAL - (1895-1939)

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Louis-Robert ANTRAL naît à Châlons-sur-Marne le 13 juillet 1895. Mais ses parents étant domiciliés à Paris où son Père exerce la profession d’employé de banque, Louis-Robert quitte Châlons en 1899, il a alors 4 ans. Cependant, toute sa famille étant d’origine châlonnaise, le jeune Robert revient fréquemment dans la ville où il est né et y fait de longs séjours.

Après une scolarité au Lycée Janson de Sailly, il fréquente les cours de l’Ecole des Arts décoratifs de Paris. Ses études sont interrompues par la Grande Guerre car il doit partir au front. Il en revient blessé, cité et décoré de la Croix de Guerre, avec une toile qu’il a réalisée sur le Chemin des Dames.

En 1920, il se marie avec Madeleine Kehl, peintre comme lui. Ses débuts sont difficiles et il doit travailler comme correcteur de journaux dans une imprimerie. Il fréquente également l’atelier de Cormont et se met sérieusement à la peinture, plus particulièrement à l’aquarelle qu’il affectionne. En 1926, il obtient le Prix Blumenthal. En tant que membre et sociétaire du Salon des Indépendants, il y expose régulièrement de 1920 à 1939. Peintre figuratif, il réalise de nombreux tableaux de paysages et de scènes. De Châlons, il a mis les bords de Marne à l’honneur. Outre les peintures et les fresques, il illustre également des ouvrages d’auteurs contemporains ainsi que quelques affiches.

Il meurt à Paris le 7 juin 1939. Il a alors 43 ans.

Le nom de Louis-Robert Antral a été donné à un square de Châlons.

 

DAC Pierre - (1893 – 1975)

Artiste – humoriste

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André Isaac, né à Châlons (1) le 15 août 1893 au 70 rue de Marne, obtient en 1950 du tribunal de Châlons, un jugement changeant son patronyme en « Pierre-Dac ».

Son père est boucher. La famille quitte Châlons pour s’installer à Paris alors qu’André n’a pas encore 3 ans.

Mobilisé en 1914, il participe à la guerre et est blessé deux fois.

Démobilisé, il se lance dans la carrière de chansonnier. Engagé en 1926 à « La vache enragée » à Paris, il prend le pseudonyme de Pierre Dac. Son talent est vite reconnu et il se produit dans tous les grands cabarets parisiens.

En 1935 la T.S.F, comme on désigne à l’époque la radio, fait ses débuts et Pierre Dac s’y produit régulièrement.

Il crée le journal « L’os à moelle » en1938. Dans cet hebdomadaire, il laisse libre cours à ses délires verbaux qu’il reprendra plus tard dans son ouvrage « Les pensées » paru en 1972. « L’os à moelle » arrête de paraître le 31 mai 1940 avec l’arrivée des nazis à Paris.

Il doit alors fuir et souhaite se réfugier à Londres auprès des Forces de la France Libre. Il n’y parvient qu’en 1943. Il participe sur la B.B.C. à l’émission « Les Français parlent aux Français »

Avec le retour de la paix, il reprend sa carrière d’humoriste. C’est la radio qui va lui offrir à nouveau le succès avec un autre humoriste, Francis Blanche. Sur scène, ils produisent un sketch écrit par Pierre Dac « Le sâr Rabindranath Duval » qui remporte un grand succès (2).

Il meurt le 9 février 1975 à Paris, lui qui avait déclaré à Jean Nohain « La mort, c’est un manque de savoir vivre ». Une rue de Châlons porte son nom depuis 1976 ainsi qu’un espace culturel depuis 1995.

(1) Ou, selon une des loufoqueries de Pierre Dac, à Shalom-sur-Marne.

(2) On lui doit aussi le Schmilblick, un appareil, qui ne servant absolument à rien, peut également, par conséquent servir à tout. Il le perfectionnera en inventant Le Biglotron qui n’est autre qu’un Schmilblick avec bidule.

 

LAUVAUX Gustave - (1892-1970)

Athlète olympique

Né à Châlons le 21 novembre 1892, il entreprend une carrière athlétique. En 1912, il est sélectionné pour les Jeux Olympiques de Stockholm mais ne s’y rend pas faute d’argent. Cette même année, il est vainqueur du 1500 m de France-Belgique et est sacré champion de France de Steeple. La guerre interrompt momentanément sa carrière. Comptable à la préfecture de la Marne, il revient au premier plan de l’athlétisme grâce au soutien que lui accorde le préfet Brisac qui lui accorde 1 mois de congés pour participer aux Jeux Olympiques de 1920 à Anvers. Il se classera 17ème. En 1940, au retour de l’exode, il a la désagréable surprise de découvrir la disparition de tous ses trophées, médailles et photos. Il décède le 8 avril 1970 à Trouan-le-Grand (Aube) où il s’était installé comme coquassier.

 

Henri Vendel - (1892-1949)

Conservateur de la bibliothèque et des musées de Châlons

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Bibliothécaire visionnaire et novateur, pionnier de la lecture publique

Fils de commerçants, Henri Vendel naît dans l’Orne en 1892.

Licencié ès Lettres latin-grec, il est mobilisé en 1914. Blessé lors d’une attaque aux gaz sur le chemin des dames, il est évacué en mai 1918. Il reçoit deux citations et la Croix de guerre. Cette expérience le marque profondément et orientera par la suite toute son action de militant européen et pacifiste.

Il reprend ses études à l’Ecole des Chartes et obtient un diplôme d’archiviste-paléographe.

En 1921, il publie, sous le pseudonyme d’Henri Nadel, son premier livre « Sous le pressoir », inspiré par les carnets qu’il tenait à jour dans les tranchées. Ce poignant témoignage est préfacé par Romain Rolland et sera également édité aux Etats-Unis.

C’est la même année qu’il est nommé conservateur de la bibliothèque municipale et des musées de Châlons, jusqu’en 1945.

A cette époque, les bibliothèques étaient des lieux fréquentés par de rares érudits. L’idée de lieux ouverts au grand public commençait seulement à germer dans l’esprit de quelques bibliothécaires avant-gardistes dont faisait partie Henri Vendel.

« En quelques années, le jeune conservateur va faire de la bibliothèque de Châlons, l’une des plus actives de France».

Il met en place de nombreuses actions inhabituelles pour l’époque: publicité dans la presse locale, expositions, conférences et causeries...

En 1938, il crée la Bibliothèque enfantine, dont le financement est assuré, au départ, par des bals costumés.

La même année, il met aussi en place, le bibliobus de la Marne grâce à des fonds privés C’était une « première » en France, qui a connu le succès et la longévité que l’on sait.

« Tout ce qui se pratique régulièrement dans nos bibliothèques, Vendel l’expérimenta à Châlons entre 1925 et 1939 ».

Pendant l’occupation, Henri Vendel, devient assez vite suspect aux yeux des autorités allemandes pour ses écrits et son action à la Bibliothèque de Châlons. Patriote, il est lié au groupe de résistance Libération-Nord. Le 10 mars 1944, deux agents de la Gestapo châlonnaise viennent l’arrêter à la bibliothèque. Il est emprisonné puis doit se cacher jusqu’à la fin de la guerre.

Peu après la libération, ses actions ayant été remarquées par les nouvelles autorités, il est nommé Inspecteur général des Bibliothèques.

Sa santé étant fragile depuis qu’il a été blessé en 1918, Henri Vendel meurt prématurément le 14 mars 1949.

Le 1er avril 1949, le conseil municipal de Châlons, donne son nom au passage séparant l’Hôtel de Ville du bâtiment où se trouvait l’ancienne bibliothèque.

 

Oehmichen Etienne - (1884-1955)

Inventeur de l’hélicoptère

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Etienne (Edmond) Oehmichen naît à Châlons en 1884 au 3 boulevard Vaubécourt.

Son père, chef d’escadron, est commandant de l’Ecole d’Application d’Artillerie de Châlons et y meurt en 1893. Etienne rejoint alors Lyon, le berceau de la famille. Après ses études secondaires, il entre à l’Ecole centrale des arts et manufactures en 1905 et obtient son diplôme d’ingénieur en 1908.

C’est vers le secteur de l’électricité encore naissante qu’il s’oriente à Belfort puis chez Peugeot à Beaulieu-Valentigney. Ses premières réalisations sont une dynamo et un démarreur. Mobilisé pour la guerre en 1914, il est affecté aux recherches sur les chars d’assaut ; il met au point des chenilles.

Démobilisé, il se passionne pour le vol des oiseaux et publie en 1920 un ouvrage « Nos maîtres les oiseaux ». Il s’oriente vers le vol en hélicoptère.

A partir de 1919, Oehmichen construit un appareil « Oehmichen n°1 ». Le 15 janvier 1921, il fait son premier essai et décolle de 2 mètre pendant 15 secondes, ce qui lui vaut d’être décoré de la Légion d’honneur.

Il construit un nouvel appareil « Oehmichen n°2 »

Il effectue plusieurs tentatives, où la stabilité de l’hélicoptère est la plus grande difficulté. Etienne Oehmichen sera le premier à la maîtriser. Le 4 mai 1924, il réalise à Arbouans, le premier véritable vol en hélicoptère en effectuant un circuit fermé de 1,5 kilomètre.

Il poursuit ses recherches sur les hélicoptères jusqu’en 1936.

Il fait encore de nombreuses autres découvertes comme un projecteur cinématographique ou une pompe à vide, un calibreur pour contrôle des tôles, une caméra à haute fréquence…

En 1939, il est élu au Collège de France, à la « Chaire d’aérolocomotion mécanique et biologique ».

Il meurt en 1955.

Une rue de Châlons porte son nom depuis 1956

 

SERVAS Joseph - (1857 – 1941)

Maire de Châlons, dont la conduite, dans des moments fort difficiles, lui a valu l’estime générale des Châlonnais

Joseph Servas naît le 4 septembre 1857 à Avocourt (Meuse) où son père est charbonnier.

Il est marchand de charbon à Châlons.

Elu conseiller municipal en 1904, il devient adjoint au maire en 1908.

Lors de l’occupation allemande en septembre 1914, il reste courageusement en poste. Le maire, Charles Bernard, ayant fui devant l’avancée ennemie, il prend la direction effective de la municipalité dès le 3 septembre.

Le 4 septembre 1914, Châlons est occupée et Joseph Servas est pris en otage par les Allemands. Menacé de mort, tenu prisonnier et gardé à vue, avant d’être libéré sous caution, il gère la vie quotidienne des Châlonnais durant l’occupation s’avérant être « un négociateur hors pair » (1). Il défend les intérêts des châlonnais face à l’occupant, avec l’aide de Monseigneur Tissier, évêque de Châlons, pour réduire le montant exorbitant de la contribution de guerre exigée de la ville.

Au lendemain de la libération de Châlons, Joseph Servas est nommé maire provisoire par le gouvernement. Le 4 décembre 1914, sa « belle conduite », ainsi que celle de Mrs Petit et Lallement (conseillers municipaux), de Monseigneur Tissier et des abbés Laisnez et Remy, est portée « à la reconnaissance du pays » pour avoir, « pendant l’absence du maire et d’une partie du conseil municipal, assumé la responsabilité et les risques de la représentation des intérêts de la ville devant l’ennemi. ». (1)

Pendant et après la guerre, il joue un rôle éminent, unanimement reconnu, dans la vie publique châlonnaise.

Joseph Servas reste maire jusqu’en 1925. Il doit faire face aux nombreuses difficultés de l’après-guerre et à la reconstruction.

Eu égard à son rôle durant la guerre 1914-1918, il est promu citoyen d’honneur et maire honoraire de Châlons.

Il est décoré de la Légion d’honneur le 7 octobre 1918 par Raymond Poincaré, Président de la République, avec Monseigneur Tissier, une distinction récompensant leur noble conduite durant le conflit.

Joseph Servas meurt le 26 janvier 1941 à Châlons.

Son nom a été donné en 1942 à une rue.

(1) « À propos de Joseph Servas » par Michel Jonquet in Champagne Généalogie n° 125, 4e trimestre 2009, p. 264-270

 

FAILLY Jérôme, dit Z’a Bouton - (1857-1925)

Recordman châlonnais des saluts élégants

Jérôme Failly. Carte postale, Bibliothèque de Châlons (CP 52275)

Naît à Châlons le 9 septembre 1857. Ce personnage original est toujours affublé de gigantesques cravates aux teintes bariolées, ses moustaches sont cirées avec des bouts de cosmétique que les coiffeurs lui réservent. Coiffé d’un chapeau melon, un énorme parapluie sous le bras, il passe en se dandinant puis, brusquement, s’arrête devant un passant, joint les talons et, dans un geste minutieusement mesuré, le salue largement et essaie de lui tenir une conversation poétique. De ce personnage excentrique, la photographie et l’édition d’une carte postale répandent partout son geste typique qui lui vaut le titre de « recordman châlonnais des saluts élégants ». En 1910, la maison Gheorges, rue Croix des Teinturiers, expose dans ses vitrines un agrandissement de ce personnage.

Il pénètre dans les plus grands cafés et après avoir serré la main des consommateurs, ceux-ci le font chanter et lui donne quelques pièces tout en lui offrant un verre. Jusqu’à son entrée à l’Asile de vieillards, il travaille comme aide tailleur à l’Ecole des Arts où il coud et recoud les boutons d’où son surnom de Z’a bouton qui lui est donné par les élèves de l’Ecole. Il décède à Chalons le 15 janvier 1925.

Aucune rue ne porte son nom.

 

Bourgeois Léon - (1851-1925)

Prix Nobel de la Paix

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Léon Bourgeois est un châlonnais d’adoption par son mariage. En effet, en 1876, il épouse Virginie Sellier, une Châlonnaise.

Il naît le 29 mai 1851 à Paris où son père est horloger.

Après des études en droit, il obtient un doctorat et s’inscrit au barreau de Paris.

Finalement, il s’oriente vers une carrière administrative. En 1877, il est nommé secrétaire général à la préfecture de la Marne. Il occupe ensuite divers postes. Mais il songe à une carrière politique. Il est élu député de la Marne en 1888, sous l’étiquette radicale et réélu jusqu’en 1905, année où il devient Sénateur et siège jusqu’en 1925. Il est nommé ministre à de nombreuses reprises (de l’Intérieur, des Affaires Etrangères, du Travail et de la Prévoyance…) et Président du Conseil.

En 1896, il publie « Solidarité » où il expose le solidarisme, une doctrine entre le collectivisme et le libéralisme. Durant toute sa vie politique, il défend ces principes en faisant voter un texte sur les accidents du travail, un autre sur le repos hebdomadaire, en souhaitant que tous les travailleurs aient une retraite, en développant les dispensaires…

En 1899, une conférence internationale est organisée à la Haye pour développer une coopération entre les Nations. Léon Bourgeois est choisi pour représenter la France. Son rôle y est considérable. Il propose l’emploi de l’arbitrage pour régler les conflits internationaux.

C’est ainsi que sera créée la Cour permanente d’arbitrage.

En 1902, il est élu président de la Chambre des Députés.

Il est à nouveau délégué à la Conférence de La Haye en 1907.

Lors de la signature de l’armistice le 11 novembre 1918, les Etats souhaitent créer une organisation susceptible de prévenir les conflits. Léon Bourgeois, qui avait écrit dès 1910 « Pour la Société des Nations », est désigné pour présider la délégation française. Il souhaite créer une force d’intervention capable de rétablir la paix partout où elle est en danger.

Mais le président des Etats-Unis n’est pas de cet avis, c’est ce dernier qui l’emportera.

En 1920, Léon Bourgeois est porté à la présidence à la Société des Nations (S.D.N qui devient l’O.N.U en 1945) et obtient le prix Nobel de la Paix pour son action dans cette organisation.

De 1920 à 1923, il préside le Sénat.

Atteint de cécité, il finit ses jours dans sa propriété d’Oger où il meurt le 29 septembre 1925. Ses cendres sont déposées au cimetière de l’Ouest à Châlons.

Grâce à un don réalisé en 1927, sa bibliothèque personnelle a été partagée entre la Bibliothèque municipale et les Archives départementales de la Marne. Le Fonds Léon Bourgeois de la Bibliothèque se compose de 1 800 ouvrages de sciences politiques, histoire et sociologie.

Une rue à Châlons porte son nom depuis 1925.

 

Drouin Paulin -(1841-1919)

Boulanger - Inventeur

Paulin (Anatole) Drouin naît à Saint-Germain-la-Ville où son père Memmie est fermier.

Sixième enfant d’une famille qui en compte sept, orphelin de père à 15 ans, il entre en apprentissage chez son cousin germain à Epernay pour apprendre le métier de boulanger. Il est ensuite employé dans une boulangerie de Reims avant d’entrer dans celle tenue à Châlons rue d’Orfeuil par Madame Delcroix-Brocart. Celle-ci, devenue sa cousine par le mariage qu’il contracte en 1866 avec Marie-Joséphine Strapart, lui vend la même année sa boulangerie.

Ouverte tous les jours de six heures du matin à neuf heures du soir, la boulangerie alimente tous les matins le buffet de la gare en croissants frais pour le passage du train de six heures.

En septembre 1870, lors de l’invasion Prussienne, alors que toutes les boulangeries sont fermées faute de farine, Paulin Drouin accepte de ravitailler en pain toute la ville à condition que les autorités prussiennes lui procurent de la farine et du personnel, ce qui est fait au prix d’un travail surhumain.

Fortune faite, propriétaire foncier à Fagnières et à Châlons, il cède sa boulangerie en 1881 avec l’idée de se fixer à Paris.

Paulin Drouin commence alors une nouvelle vie où il allie sa belle intelligence et sa grande habileté dans le travail manuel et se consacre aux recherches scientifiques.

En 1896, il obtient un brevet pour son invention d’un «appareil à vaporisation instantanée à l’usage des fours de boulangerie». Adoptée par un nombre considérable de boulangers, sa découverte est présentée de 1896 à 1900 dans différentes expositions et lui vaut huit diplômes, cinq grands prix, un premier prix, deux médailles de vermeils, une croix insigne et, lors de l’exposition universelle de Paris en 1900, une mention honorable.

L’année suivante, il obtient un nouveau brevet d’invention pour «un système d’appareil bouche-bouteille portatif à double effet».

Il poursuit ses recherches dans d’autres domaines, notamment sur le mouvement perpétuel.

Il meurt à Châlons, en 1919.

Aucune rue ne lui est consacrée.

 

NAVLET Gustave - (1832-1915)

Sculpteur

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Gustave André, le troisième enfant, naît à Châlons le 25 avril 1832. Comme son frère Joseph, il travaille comme emballeur vannier chez Jacquesson. Mais, rapidement, il rejoint ses frères à Paris. Gustave, lui, est attiré par la sculpture. Il n’arrive pas à vivre de son art et regagne Châlons en 1857 après 4 ans de vie parisienne où il reprend son ancien métier mais continue à s’adonner à sa passion. La ville de Châlons lui accorde une bourse qui lui permet de poursuivre des études de sculpture à Paris de 1863 à 1870 dans l’atelier de Jean-Marie Bonassieux (1810-1892). En 1863, il obtient un Premier prix lors du concours général des fabricants de bronze d’art pour « Le repos interrompu ». En 1880, Gustave revient à Châlons. Un peu avant 1885, il s’établit à Reims où il a une production importante. On peut encore admirer ses bas-reliefs chez Pommery à Reims et chez Mercier à Epernay.

 

Louis Grignon - (1829-1891)

Naît à Châlons-sur–Marne, y étudie

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Devient militaire. Pendant ses loisirs, il acquiert des connaissances variées. Il apprend la musique. Il prend sa retraite à Guéret où il commence à écrire. En 1874, il revient dans sa ville natale et se rapproche de la presse locale. Il assure la chronique musicale du « Journal de la Marne » et contribue à sauver les orgues des églises de Châlons. Suite à de nombreuses recherches dans les archives de la ville, il rédige des nouvelles qu’il publie sous forme de feuilleton. En 1889, il édite sa « Topographie historique de la ville de Châlons-sur-Marne » puis rédige des ouvrages sur les monuments de la ville, l’histoire des corporations châlonnaises. Devient membre de la SACSAM.

Il quitte Châlons en 1888 pour Paris où il décède.

 

NAVLET Joseph - (1821-1889)

Peintre

Joseph Navlet, plus jeune de deux ans que Victor, voit le jour à Châlons le 11 février 1821. Très jeune, tout en étant emballeur vannier pour les Caves Jacquesson, Joseph passe son temps libre à décorer au fusain les façades de baraquements installés à proximité. Attiré par la peinture historique, il représente des scènes militaires et des portraits. Ces fresques qui connaissent un certain succès auprès des Châlonnais lui valent l’obtention d’une bourse durant plusieurs années, ce qui lui permet de suivre à Paris les cours d’Alexandre Abel de Pujol (1785 ?-1861), peintre d’histoire, de scènes de genre et de portraits. Chaque année, il expose à l’Hôtel Drouot où il vend ses œuvres. Il meurt à Paris des suites d’une attaque de paralysie le 16 avril 1889.

 

NAVLET Victor - (1819-1886)

Dessinateur et peintre

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Louis Victor Navlet, né à Châlons-sur-Marne le 8 novembre 1819, est l’aîné des fils de Jean-Baptiste Navlet. Victor débute sa carrière artistique en tant que lithographe et part à Amiens. Il excelle dans le dessin. En 1844, il s’installe à Paris et expose au Salon dès 1848. Il se spécialise alors surtout dans l’étude de la perspective dont il devient l’un des maîtres et se lance dans la peinture architecturale, tant extérieure qu’intérieure. A Paris, Victor connaît le succès et les commandes affluent, en particulier de l’Etat. Il décore divers édifices publics en France et aussi à Rome et au Vatican dont il peint plusieurs intérieurs. Il décède à Paris (4e) le 25 février 1886, à l’âge de 66 ans, à la suite d’une intervention chirurgicale.

 

HERMANT Charles-Joseph, - dit MITAINE - (1815-1858)

Poète et chansonnier

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Charles-Joseph Hermant naît à Châlons le 13 août 1815. Son père, ancien caporal des Carabiniers est alors cabaretier. Il devient par la suite chiffonnier. Nostalgique de l’armée impériale, il garde sous sa blouse son uniforme de soldat. Son aspect de clochard lui vaut le surnom de « Père Mitaine », déformation de l’expression « Croque mitaine ». Son fils en garde le surnom.

Après une scolarité à l’Ecole mutuelle, Charles-Joseph devient ouvrier, d’abord comme cordonnier, puis comme plâtrier. Mais c’est la poésie qu’il sert le mieux. Il se sent poète et sa facilité à rimer lui vaut rapidement une certaine gloire locale. Poète, mais également chansonnier, Charles-Joseph signe ses œuvres du nom d’Eugène Hermant de Dorval. Ce nom lui est inspiré par la célèbre actrice Marie Dorval (1798-1849) pour laquelle il a une profonde admiration.

Ses vers sont plein d’humour. Ils sont imprimés et vendus principalement pendant la période du carnaval. Lors de la Révolution de 1848, il compose plusieurs chansons à caractère politique. Celle intitulée « La République française » connaît un énorme succès à Châlons (5 000 exemplaires sont imprimés).

En 1856, il rencontre Alexandre Dumas qui est de passage à Châlons. Mitaine voit en lui un protecteur puissant, capable de lui trouver un éditeur pour ses œuvres. Mitaine, trop fier, ne veut rien accepter d’autre. Mais il reconnaît son erreur et en devient malheureux. Le 9 mai 1858, Charles-Joseph met fin à ses jours en se pendant à la branche d’un arbre du Jard anglais. A la nouvelle de sa mort, Dumas lui consacre une notice dans son journal « Le Mousquetaire ».

Les œuvres de Mitaine sont en partie recueillies par Auguste Denis qui les édite en 1867 avec une notice et un portrait du poète le représentant tel que les Châlonnais avaient coutume de le voir : coiffé d’un chapeau orné d’une longue plume et couvert de haillons, un énorme portefeuille en cuir qui contenait ses œuvres en bandoulière.

Sommaire

  • Alfred Chabaud - (1899-1944)

  • Résistant, déporté à Buchenwald

  • Louis-Robert ANTRAL - (1895-1939)

  • DAC Pierre - (1893 – 1975)

  • Artiste – humoriste

  • LAUVAUX Gustave - (1892-1970)

  • Athlète olympique

  • Henri Vendel - (1892-1949)

  • Conservateur de la bibliothèque et des musées de Châlons

  • Oehmichen Etienne - (1884-1955)

  • Inventeur de l’hélicoptère

  • SERVAS Joseph - (1857 – 1941)

  • Maire de Châlons, dont la conduite, dans des moments fort difficiles, lui a valu l’estime générale des Châlonnais

  • FAILLY Jérôme, dit Z’a Bouton - (1857-1925)

  • Recordman châlonnais des saluts élégants

  • Bourgeois Léon - (1851-1925)

  • Prix Nobel de la Paix

  • Drouin Paulin -(1841-1919)

  • Boulanger - Inventeur

  • NAVLET Gustave - (1832-1915)

  • Sculpteur

  • Louis Grignon - (1829-1891)

  • Naît à Châlons-sur–Marne, y étudie

  • NAVLET Joseph - (1821-1889)

  • Peintre

  • NAVLET Victor - (1819-1886)

  • Dessinateur et peintre

  • HERMANT Charles-Joseph, - dit MITAINE - (1815-1858)

  • Poète et chansonnier

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